Le Pays de France - n°183

Le Pays de France (sous-titré Organe des états généraux du tourisme) était à l'origine un mensuel édité par le journal Le matin et destiné à la promotion touristique. Son numéro 1 paraît, comme mensuel, le 10 mai 1914 et s'interrompt avec son numéro 3 en juillet 1914. Le 12 novembre 1914 il devient hebdomadaire et cessera de paraître en 1919, son numéro 219 paraît le 26 décembre 1918. Sur un ton résolument patriotique, il relate par les mots, les plans de batailles et les photographies la vie des soldats et des français lors de la Première Guerre mondiale.[1]

L'extrait suivant provient du numéro 183, du 18 avril 1918. dans sa page La semaine militaire, l'hebdomadaire relate les différentes opérations militaires ayant eu lieu au cours des derniers jours. Ce numéro est le tout premier à aborder, dans un court paragraphe, l'offensive allemande sur la Lys. Le reste de chronique militaire du numéro est consacré aux derniers assauts allemands dans la Somme devant Villers-Bretonneux ainsi qu'aux opérations contre l'armée française dans le secteur de Montdidier.

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Extrait

La semaine militaire du 4 au 11 avril 1918

[...] On arrive ainsi au 9 avril, qui est marqué par une nouvelle attaque de grand style, au nord encore du secteur où s'est produite la précédente, c'est-à-dire ebtre le canal de La Bassée et Fleurbaix, sur un front de 15 kilomètre, jalonné par Fleurbaix, est de Laventie, Neuve-Chapelle, Richebourg-l'Avoué, Violaines et Givenchy. C'est sur ce front que se trouvent les contingents portugais. Un premier élan permet à l'ennemi de pénêtrer dans les avant-lignes de nos alliées vers Neuve-Chapelle, Fauquissart et La Cordonnerie, mais il ne peut aller plus loin ? Au centre, il réussit à refouler Portugais et Anglais jusqu'à la Lys entre Estaires et Bas-Saint-Maur, puis à prendre pied à Richebourg-Saint-Vaast et Laventie. Mais aux deux extrémités du front attaqué, à Fleurbaix et à Givenchy, les Britanniques restent inébranlables ? La bataille dure, avec des fluctuations, le 9 et le 10. Les Boches multiplient les assauts ; ils enlèvent des positions, nos alliés les leur reprennent et en même temps leur font des prisonniers : 750 Allemands sont pris ainsi autour de Givenchy ; mais, dans l'après-midi du 10, l'action reprend sous forme d'une nouvelle attaque dans la partie nord de ce secteur, entre la Lys et Armentières et le canal Ypres-Comines. An nord d'Armentières nos alliés doivent se retirer sur la ligne Wyshaete, hauteurs de Messines, Ploegsteert et, au sud, ils abandonnent la rive gauche de la Lys, quelques points à l'est d'Estaires et le voisinage de Bac-Saint-Maur. le 11, ils évacuent Armentières rendu intenable par les gaz.

Notes

[1] Cette description du journal Le Pays de France provient de la Wikipedia et est grandement inspirée du site anglais The Great War in a Diffrent Light

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